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25.06.2011

Charles Konan Banny : "Faites en sorte que les gens n’aient plus peur"

«Faites en sortes que les gens n’aient plus peur »,c’est par ces mots que le président de la Commission dialogue ,vérité et réconciliation, Charles Konan Banny, a reçu, mercredi dernier, la forte délégation du mouvement national des jeunes du grand nord de Côte d’Ivoire (Mnjgn-Ci). La délégation conduite par son président , Ouattara Ardiouma Azoum, a adressé des mots chaleureux de soutien au président de la commission de réconciliation , en réitérant à ce dernier qu’ils sont venus se mettre à sa disposition pour toutes les tâches liées à cette grande étape de la reconstruction de notre pays. Prenant la parole, Charles Konan Banny a expliqué les ambitions de son département, tout en exhortant les uns et les autres à faire fi du passé et à se projeter vers l’avenir. Dira-t-il en substance : « La Côte d’Ivoire a été longtemps déchirée par la crise, faites en sorte que nous devenions une nation forte, faite d’amour et de tolérance ». Cette réconciliation, ajoutera-t-il, ne sera pas du tout aisée, car, selon lui, il y a des cas lourds et délicats, comme ceux des femmes violées. Le Mnjgnci a profité de l’occasion pour remettre une copie de la plainte que ce mouvement porte à l’encontre des personnalités de l’ancien régime : Laurent Gbagbo, Simone Gbagbo, Blé Goudé, Damana Pickass et autres.Banny.jpg





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24.06.2011

Cérémonie de présentation et d’échange : « ADO Solution pour les jeunes ».

Sous le parrainage de Mme KANATE Fatouma, Directrice de Campagne RDR de la Zone 2 (Plateau / Cocody/ Bingerville) et Directrice de Campagne RHDP de Cocody, « La Jeunesse Entreprenante et Dynamique » vous convie a la cérémonie de présentation et de d’échange avec BLE Guiriao et KARAMOGO Yayoro ce samedi 25/06/11, 09h , au QG RDR Attoban autour du thème : « Crise de l’emploi de 1990 à 2011 et Espoir du programme présidentiel ADO Solution pour les jeunes ».
Infoline : TRAORE Yaya 05 21 63 39
TANOH Yao 03 50 15 59
TEHOUA Ben 03 89 34 80
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Tournée de réconciliation / 23 concerts gratuits dans tout le pays

Soumahoro Moriféré dit Molaré, Pasteur Guy, Betika, Molière, Bamba Amy Sarah, Baby Philippe, Kôrô Abou, Abou Nidal ou encore Hamed Chala. Voici quelques artistes de la belle brochette qui ont été cooptés pour la grande tournée pour la paix et la réconciliation à travers 23 villes de la Côte d’Ivoire. Durant tout le mois de juillet, ils sillonneront successivement Ferké (1er juillet), Korhogo (2 juillet), Katiola (3 juillet), Mankono (6 juillet), Bouaké (9 juillet), Bondoukou (13 juillet), Yamoussoukro (16 juillet), Odienné (22 juillet), Gagnoa (24 juillet), San-Pedro (29 juillet) ou encore Abidjan (31 juillet), entre autres, pour livrer le message de la paix. C’est ce qu’a affirmé Molaré, mercredi après-midi, dans un restaurant à Cocody, à travers une conférence de presse. Financée par un opérateur économique, Ibrahim Berthé, cette longue tournée a un objectif majeur : célébrer la paix dans un cadre festif. Et pour réussir ce pari, 2 cars de voyage, 5 véhicules, un camion-podium et des escortes sont mobilisés. Petit rappel, tous les concerts prévus sont gratuits.
G.F.Y.*
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15.06.2011

Charles Konan Banny : "Les Ivoiriens sont pressés d’aller à la réconciliation"

Le président de la Commission Dialogue Vérité et réconciliation a été reçu par le Premier ministre hier, à la Primature. A sa sortie d’audience, Charles Konan Banny a dit à la presse être venu parler de la réconciliation avec Guillaume Soro.

« Le travail a commencé. J’observe que les uns et les autres se lèvent tôt pour venir au travail. Moi aussi, je me suis levé tôt pour aller au travail. Je sors d’une réunion avec la communauté musulmane de Côte d’Ivoire où nous avons parlé de la Commission Dialogue vérité et réconciliation. Je suis venu voir le Premier ministre dans la même veine ».

Question: Pouvez-vous nous dire aujourd’hui si vous avez une idée de votre feuille de route?
CKB: Ma feuille de route, c’est la réconciliation. Mais comme nous sommes dans un pays organisé, ce sont des textes qu’il faut. Le Président de la République a pris le premier texte. En tant que Président de cette Commission, je dois faire des propositions au gouvernement. Le Président devant le premier Conseil de gouvernement, a souhaité que les propositions soient également faites par le gouvernement.

Q: Quand est-ce que la commission va commencer à siéger?
CKB: Quand le Président aura fini de signer tous les textes. Pour proposer ces textes, j’en parle non seulement avec le Premier ministre mais également avec monsieur le Président.

Q: Il y a des voix qui s’élèvent pour critiquer la composition de votre commission. Qu’en dîtes-vous?
CKB : Pour le moment, il n’y a rien. Je voudrais lancer un appel aux Ivoiriens. Je souhaite que plus rien ne soit comme avant. Que nos mauvais comportements de défiance des uns vis-à-vis des autres cessent et que nous tournions la page. J’ai suivi la guerre comme tous les autres Ivoiriens. La devise de l’UNESCO dit: «C’est dans l’esprit des hommes que nait la guerre, c’est dans l’esprit des hommes qu’il faut élever les défenses de la paix». Je suis exactement dans cette disposition d’esprit. Les Ivoiriens sont effectivement pressés d’aller à la réconciliation. Le Président est en train d’examiner les textes mais, en attendant, cela ne nous coûte rien d’être positif. Il faut se faire confiance. Il y a à se réconcilier avec les voisins, avec soi-même. La réconciliation, ce n’est pas une grande messe. Chacun de nous doit faire son examen de conscience. Je leur demande maintenant de le faire. Ainsi on se prépare les esprits à la réconciliation. Chers amis de la presse, vous êtes très importants dans le processus. Faites l’écho des choses positives. C’est l’avenir de notre pays qui est en jeu. Je demande à nos compatriotes d’être patients. Et surtout d’être dans les dispositions d’esprit pour aller vers cette grande œuvre. Nous sommes engagés dans une mission qui dépasse les hommes.
Publié le mercredi 15 juin 2011 | Le Patriote
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11.06.2011

Une nouvelle ère pour la Côte d'Ivoire

Jamais, la Côte d’Ivoire n’avait été aussi isolée dans le monde que sous le mandat de l’ancien régime. Maintenant, cette image est effacée. Elle fait place à une autre, toute chargée de symboles et d’espoir.
Notre pays a définitivement tourné une page. Sans doute, la plus sombre de sa jeune histoire postindépendance.
La grande mobilisation autour des Ivoiriens a été la preuve que la Côte d’Ivoire est de retour sur la scène politique internationale. La Côte d’Ivoire n’a offert, ces dernières semaines, que l’image d’une Nation courageuse qui sait se relever quand elle tombe.
L’investiture du President Ouattara, pour beaucoup, ouvre une nouvelle ère, pour tous les Ivoiriens et les peuples de la sous-région. Investi, le Chef de l’Etat devra passer à une autre étape. Les espoirs placés en lui sont aussi grands que les défis qui l’attendent. Il faudra, avant tout, au Chef de l’Etat, montrer au monde entier qu’il est un homme nouveau. Certes, connu du monde politique ivoirien depuis des décennies mais, il doit montrer que par ses méthodes, ses hommes et par son système, il rompt totalement avec les habitudes, nos « ivoirismes » et « africanités ».
La Côte d’Ivoire qui revient de loin, après avoir repositionné sa diplomatie, devrait pouvoir renouer avec les institutions financières internationales afin de bénéficier d’appuis importants pour la soutenir dans sa marche vers l’obtention du point d’achèvement de l’initiative Pays pauvres très endettés. Tout cela doit être appuyé, bien évidement, par des réformes en profondeur, de l’administration publique et des Forces armées nationales. Les discours du Chef de l’Etat, ces derniers temps sont, en effet, plus que rassurants.
Le rêve ivoirien est de nouveau possible. Par ce rêve, devrait naître un immense espoir d’un pays à jamais soudé. Car, ses enfants ayant fait le pari de ne plus jamais se tirer dessus. Le nouveau miracle ivoirien est donc possible. Houphouët-Boigny avait demandé aux Ivoiriens de faire confiance à Alassane Ouattara. Ce qu’il n’a pas dit c’est que son ancien Premier ministre, dans tout et en tout, se révèle être son véritable héritier. L’homme pour qui, le pardon, la paix et le dialogue sont des armes redoutables.
L’espoir est permis, les attentes sont grandes. Parviendra-t-il à les résoudre toutes ? Il n’y a pas de raison d’en douter. Car, la force du Chef de l’Etat est bien évidemment le respect de ses engagements. Il a promis faire de la Côte d’Ivoire, en cinq ans, un pays où il fait bon vivre. En tout cas, nettement développé qu’aujourd’hui. Il n’a pas droit à l’échec. Attendons donc mai 2016 et on jugera son bilan
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Des leaders politiques Wê appellent à une réconciliation sincère

Abidjan - Des leaders politiques Wê (groupe ethnique de l’ouest ivoirien) réunis au sein de l’Union des leaders des partis politiques des régions des Montagnes et du Moyen Cavally (ULPPM) ont appelé jeudi les Ivoiriens en général et le peuple Wê en particulier à tourner le dos définitivement à la guerre.

Cet appel vise à amener tous les Ivoiriens à entrer pleinement dans le processus de réconciliation tel que voulu par les nouvelles autorités.

"Nous pensons qu’il est temps de panser nos blessures, de redonner le goût de vie à nos parents et de faire la paix définitivement pour le bien-être de notre pays", a déclaré son président de l’ULPPM, Nahi Simon, au cours d’une conférence de presse animée à l’hôtel du district d’Abidjan.

Pour l’Union, durant cette crise postélectorale, les habitudes ancestrales des Wê ont été violentées et violées, la coutume démystifiée, désacralisée et entièrement profanée, sans compter le nombre de morts.

Pour joindre l’acte à la parole, ces leaders projettent des tournées d’information et de sensibilisation vers leurs parents Wê, afin de les rassurer et d’appeler les exilés membres de ladite communauté à rejoindre leurs lieux d’habitation.

Au niveau national, ces leaders Wê appellent à un à retour aux alliances traditionnelles entre peuples ivoiriens, afin de prévenir ce genre de crise dans l’avenir.

(AIP)





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07.06.2011

Blondy aux artistes : «Pas d’hypocrisie dans la réconciliation»

Alpha Blondy a été reçu, hier, en audience par Alassane Ouattara au palais présidentiel du Plateau. La star internationale de reggae en a profité pour inviter les artistes à la sincérité dans la réconciliation.

Alassane Ouattara a dit, hier, à Alpha Blondy « ce qu’il attend de tout un chacun de nous afin que notre réconciliation soit une réconciliation vraie ». Dans la foulée, la star internationale de reggae a invité les artistes à la sincérité dans la réconciliation. « Je ne veux pas d’hypocrisie dans la réconciliation. J’ai dit à Serges Kassy : il se raconte que tu as distribué des armes à Angré et à Port-Bouët. Appelle les journalistes et dis la vérité. Parce que je ne prendrais pas quelqu’un qui a fait cela dans ma caravane de réconciliation. Je ne veux pas encourager l’impunité », a-t-il confié à sa sortie d’audience. La caravane en question, a expliqué Jagger, sera la part des artistes pour participer à la réconciliation. Déjà, selon lui, A’Salfo, Meiway, Tiken Jah, Monique Séka, Antoinette Konan, Béta Simone ont déjà été approchés. Et, Gadji Céli ? : « je ne maîtrise pas son dossier ». Pour le « kôrô » national, il faut retenir que la réconciliation ne veut pas dire l’impunité. « L’une des conditions du pardon c’est la justice. Si je reconnais que je t’ai fait mal, tu peux déjà commencer à me pardonner. Mais si je te fais mal et en plus je te nargue, ce n’est pas juste », a-t-il commenté.
Dans cette logique de réconciliation, Alpha Blondy a confié que Tiken Jah l’a effectivement appelé comme avait promis ce dernier au terme d’une audience avec Alassane Ouattara. « Il m’a appelé. Mais j’ai raccroché parce que j’étais fâché. Tout à l’heure, le président m’a dit qu’il fallait que je fasse la paix avec Tiken », a-t-il révélé. L’appel du président semble avoir été entendu : « J’ai pardonné (à Tiken, ndlr). Un pardon est un pardon divin. J’efface de mon cœur toutes ses blessures. Ce qu’il (Tiken) a dit n’a plus d’importance. Ce qui compte c’est que lui et moi avons une mission commune : comment contribuer à ramener la paix en Côte d’Ivoire ». « Tiken, c’est mon petit frère. Je veux oh, c’est mon petit frère. Je ne veux pas oh, c’est mon petit frère. C’est comme cela », a-t-il poursuivi. Le reggaeman se félicite de l’apport des forces étrangères pour neutraliser Laurent Gbagbo. « C’est moi qui ai chanté armée française allez vous-en. C’est encore moi qui dis armée française merci d’avoir sauvé mon peuple. Parce que si les forces onusiennes n’étaient pas intervenues, nous étions partis pour un génocide : assistance à peuple en danger », a-t-il justifié.Alassane Ouattara a reçu, avant lui, une délégation de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (Fidh). Conduite par sa présidente, Souhayr Belmassen qui était accompagnée de Sidiki Kaba, Florent Geel, le responsable du bureau Afrique de la Fidh et de Me Traoré Drissa, le président de la Ligue ivoirienne des droits humains (Midh). Souhayr Belmassen a confié que cette visite intervient au terme d’une enquête auprès des victimes de la crise post-électorale. La Fidh, à l’en croire, a fait part à son hôte de ses inquiétudes relatives à la sécurité, à la justice et à la réconciliation. Sa présidente a soutenu que le président les a assurés de sa volonté d’œuvrer pour la construction d’un Etat de droit. Et, a de ce fait promis qu’il n’y aura pas d’impunité.
Alassane Ouattara a accordé sa dernière audience à l’ambassadeur d’Allemagne. « C’était une audience d’adieu », a confié Frederick Keller. Qui a soutenu qu’il quittera ses fonctions dans deux ou trois semaines. Evoquant son séjour, il l’a jugé « très touchant » et « émotionnel ».
Publié le mardi 7 juin 2011 | Nord-Sud
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04.06.2011

Yamoussoukro / Réconciliation nationale, 200 chefs traditionnels de la région de Gagnoa chez Banny

165 chefs de village et 35 notables de la région du Fromager, issus de 15 cantons de 8 sous-préfectures étaient hier, vendredi 03 juin, les hôtes du Premier ministre Charles Konan Banny. Avec eux, initiateurs de la rencontre, des cadres de la région tels Abel N’Djoré et surtout le ministre Louis Dakoury Tabley qui dira modestement n’avoir fait que montrer le chemin à ses parents. Au nom de ses pairs, Gbizié Lambert, chef du village de Tchedjet et président du Conseil des chefs de villages du département de Gagnoa exprime le désarroi des frères de Laurent Gbagbo. D’abord, en rappelant l’espoir suscité par l’élection de 2010 et ses conséquences dramatiques pour le pays. Et de spécifier : « … dans le département de Gagnoa, des pillages de maisons de chefs de villages et des populations, des chefs de villages battus, séquestrés et emprisonnés, des véhicules de certains chefs arrachés, des effets vestimentaires et des biens personnels emportés par des membres des Forces républicaines. » Le peuple bhété, a-t-il affirmé, « reconnaît Alassane Dramane Ouattara comme président de la République de Côte d’Ivoire » et l’invite, « à se rendre pour sa première sortie à Gagnoa…comme signe véritable de la vraie réconciliation avec nos populations ». S’agissant de l’ex-président de la République il déclare : « Laurent Gbagbo est notre fils, notre frère. Même arrêté et en prison, il demeurera toujours notre fils et notre frère ; nous n’avons pas le droit de le renier. » Aussi, pour le triomphe de la démocratie et une justice impartiale, crédible, transparente et équitable, « nous souhaiterions pour Laurent Gbagbo et tous les détenus le respect des conventions internationales et des lois nationales », dit-il.

Ousmane Diallo à Yamoussoukro
Publié le samedi 4 juin 2011 | Nord-Sud
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Le Premier Ministre Banny : President de la Commission Dialogue verité et Reconciliation de la Côte d'Ivoire





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Soro explique l’absence du Fpi dans le gouvernement

Le Premier ministre Guillaume Soro, lors des échanges avec la presse, a expliqué l’absence au gouvernement du Fpi, parti de l’ex-chef d’Etat Laurent Gbagbo. D’emblée, il a précisé que c’est dans le cadre de la réconciliation nationale que le chef de l’Etat a souhaité que ‘’les filles et fils du pays participent au Gouvernement’’. Pour Soro, le président de la République est démocratiquement élu, et est libre de composer son gouvernement. ‘’Donc nous ne sommes plus dans le contexte où l’accord politique de Linas Marcoussis avait prévu une clé de répartition entre les formations politiques. C’est terminé’’, a-t-il fait savoir. Ensuite, sur le cas spécifique du Fpi, Guillaume Soro a donné l’explication suivante : ‘’(…) Le président m’a demandé tout de même, de prendre langue avec certains responsables de formations politiques, en vue de la formation du nouveau gouvernement. En précisant à chacun que ce n’est plus une affaire de clé de répartition. (…) Je me suis rendu à Daoukro pour voir le président Bédié, président du Pdci-Rda. C’est dans la même logique que j’ai reçu le président intérimaire du Fpi, Mamadou Koulibaly pour échanger, l’informer de l’intention du président d’associer toutes les filles et tous les fils au Gouvernement. Et en l’espèce, le président me chargeait de l’informer que le Fpi aussi sera sollicité. Après cet entretien, le président intérimaire du Fpi m’a envoyé un courrier le 1er juin, m’informant de ce que le Fpi considérait que sa place était dans l’opposition républicaine. Et que le Fpi ne souhaitait pas s’associer. Il nous a même indiqué que c’est justement cette façon de procéder qui avait créé l’inertie et leur échec. Donc le Fpi n’a pas souhaité faire partie du gouvernement’’. Guillaume Soro a indiqué que comme lui, le chef de l’Etat a regretté le refus du Fpi de saisir la main tendue.

BAMBA I.
Publié le samedi 4 juin 2011 | Soir Info
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Premier conseil des ministres du gouvernement Ouattara au grand complet : La leçon de ponctualité du président Ouattara aux ministres

Il est 9 heures 27 minutes ce vendredi 3 juin. Deux motards de l`escorte du président de la République franchissent la clôture du palais présidentiel. A la surprise générale des journalistes qui attendent à l`entrée du bâtiment principal du palais, l`arrivée des membres du gouvernement. En effet, la réunion du conseil des ministres est prévue pour 10 heures. Et l`on s`attendait à ce que tous les ministres arrivent au palais avant le président de la République. Seulement une dizaine de ministres sont déjà arrivés. Il s`agit des ministres Philippe Légré, Mamadou Sangafowa, Mabri Toikeusse, Adama Bictogo, Souleymane Coty Diakité, Kandia Camara, Mathieu Babaud Darret ( frère cadet de feu le professeur Guédé Guina, selon une source proche du Rdr), Daniel Kablan Duncan, Ahoussou Jeannot, Raymonde Goudou Coffie, et Koffi Koffi Paul qui a fait son entrée seulement quatre minutes avant le chef de l`Etat. Ils sont installés dans la salle mosaïque où se tiennent les conseils de ministres. A 9 heures 30 minutes, le véhicule de commandement du président s`immobilise devant le bâtiment. Il est accueilli à sa descente par son directeur de cabinet, le ministre Marcel Amon Tanoh, et le secrétaire général de la présidence, le ministre d`Etat Amadou Gon Coulibaly. Le président serre la main à ses collaborateurs et lance gentiment un " bonjour" aux journalistes. Il prend aussitôt la direction de son bureau. Plus de deux tiers des membres du gouvernement sont toujours attendus. Juste après l`entrée du président de la République, les ministres Nialé Kaba, Maurice Bandama, Bruno Nabagné Koné et Kobenan Adjoumani ont fait leur entrée.

Des ministres à pied

Plusieurs ministres ont choisi d`arriver au palais présidentiel à pied. En effet, ces ministres, avec à leur tête le chef du gouvernement et ministre de la Défense, Guillaume Kigbafory Soro, sont venus de la primature à pied. C`est le ministre délégué auprès du Premier ministre, ministre de la Défense, Koffi Koffi Paul, qui a été le premier à arriver au palais à pied.

Ce collaborateur du Premier ministre, qui a certainement fait un tour à son bureau, n`a pas voulu déranger son chauffeur. A 9 heures 37 minutes, les ministres Sidiki Konaté et Alain Lobognon sont aperçus depuis le parking, en provenance de la primature. Le Premier ministre arrive pour sa part au palais à 9 heures 47 minutes. Il s`introduit dès son arrivée au bureau du président de la République. La ministre Anne Désirée Ouloto est également arrivée par la primature, à pied. Avant l`heure fixée pour la réunion, tous les ministres ont fait leur entrée dans la salle. Celui dont l`entrée a précédé celle du président est le ministre de la Fonction publique et de la réforme administrative, Gnamien Konan. Il est arrivé en effet à 9 heures 55 minutes. Le président de la République est sorti de son bureau à 10 heures 05 minutes pour rejoindre les ministres de la salle. Il a été précédé quelques minutes plutôt par son Premier ministre. Le ministre d`Etat, ministre de l`Intérieur, Hamed Bakayoko, est pour sa part descendu de sa voiture de commandement à 10 heures 06 minutes. Surpris de la présence du président dans la salle, il y a fait son entrée en courant. A 10 heures 35 minutes, le président de la République est ressorti de la salle. Le conseil vient ainsi de prendre fin. Cette réunion de prise de contact et d`orientations n`a duré que trente (30) minutes. Avec ce premier conseil des ministres, on peut affirmer sans ambages que le président vient de donner une leçon de ponctualité aux membres du gouvernement." Time is money" (le temps, c`est de l`argent), c`est le message contenu dans cet adage anglais que l`ex-directeur général adjoint du Fonds monétaire international (Fmi) semble lancer à ses collaborateurs du palais présidentiel d`Abidjan.

Jules Claver Aka
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