30.01.2012
Prise en charge de la mère et de l’enfant / Expérience française : Dominique Ouattara s’inspire de l’hôpital Necker-enfants malades
Après le tête-à-tête le jeudi 26 janvier dernier avec Madame Carla Bruni Sarkozy, dans les appartements privés du Palais de l’Elysée, Madame Dominique Ouattara a inscrit en bonne place sur son agenda la visite de l’hôpital universitaire Necker pour enfants malades à la 149, rue de Sèvres (Paris 15ème arrondissement), qui jouit plus de 200 ans d’expérience. Dans l’après-midi du vendredi 27 janvier, dernier jour de la visite officielle du n°1 Ivoirien, Mme Dominique Ouattara était accompagnée de la secrétaire d’Etat française à la santé, Madame Nora Berra et des ministres ivoiriens de la Santé et de la lutte contre le SIDA, de la Famille, de la Femme et l’enfant, de l’Education nationale et de l’ambassadeur de la Côte d’Ivoire auprès de l’UNESCO. La délégation a été accueillie à la clinique par les premiers responsables de l’hôpital Necker à la clinique Robert Debré. A la salle de la mezzanine, Serge Morel, le Directeur de l’hôpital, a présenté son établissement, sa particularité dans la prise en charge du couple «mère-enfant» et surtout le projet LAENNEC. Il s’agit de la construction d’un nouveau bâtiment consacré au couple mère-enfant avec 400 lits et berceaux (dont 100 lits de réanimation et soins intensifs), 60 salles de consultations externes, 20 salles d’opérations, un plateau d’imagerie de très haut niveau, 1800 professionnels de santé au service des enfants. Après cet exposé, Mme Noura Berra a réaffirmé l’engagement de la France à être toujours aux côtés de la Côte d’Ivoire et a annoncé la reprise de la coopération entière en matière de santé entre Paris et Abidjan. La ministre de la Santé, Professeur Thérèse N’dri Yoman, a relevé les efforts du gouvernement ivoirien en matière de prise en charge du couple mère-enfant. Le projet LAENNEC a surtout retenu l’attention de la Première Dame de Côte d’Ivoire qui s’est engagée à offrir aux populations ivoiriennes un hôpital dédié spécifiquement à la mère et à l’enfant. «Ce projet nous donne des idées pour notre futur hôpital mère-enfant avec la fondation Children Of Africa que je dirige. Cette rencontre nous permet d’enrichir notre projet et d’élucider certaines idées qui étaient jusque-là floues», a commenté Mme Dominique Ouattara.
La Première Dame et sa délégation ont visité le service pédiatrie générale avant de boucler avec l’espace récréation de l’établissement. Comme quoi, même malades, les enfants ont besoin de leur environnement paradisiaque. Signalons que c’est le 24 février à l’hôtel Ivoire au cours du dîner gala de sa fondation Children Of Africa que la Première Dame va lancer officiellement son projet hôpital mère-enfant.
Service Com de la 1ère Dame
30 janvier 2012 | L'intelligent d'Abidjan

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Paris / Banny aux pro-Gbagbo : «Vous n’avez pas d’autres alternatives que la réconciliation»
Charles Konan Banny a rencontré, samedi, les responsables et membres d’associations ivoiriennes à Paris. Au menu : un bilan des activités de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (Cvdr) et la participation de la diaspora au processus de réconciliation nationale.
Partisans de Laurent Gbagbo, étouffez vos récriminations et empruntez le train de la réconciliation nationale, car il n’y a pas d’autres alternatives. Tel est en substance, l’essentiel du message délivré, samedi dernier, à Paris, par Charles Konan Banny, lors d’une rencontre avec les représentants d’associations ivoiriennes.
Pendant plus de deux heures d’horloge, et devant cent cinquante personnes environ, l’ancien Premier ministre a exposé ses actions passées et à venir à la tête de la commission dialogue, vérité et réconciliation (Cdvr), officiellement créée le 13 juillet dernier. En conviant les Ivoiriens de Paris et banlieue à ce rendez-vous d’échanges, le président de la Cdvr espérait sans nul doute rencontrer les partisans de Laurent Gbagbo très actifs dans l’hexagone afin de les convaincre à mettre balle à terre. Malheureusement, ceux-ci n’ont pas réellement répondu massivement à l’invitation. Il n’empêche, Charles Konan Banny a délivré sans langue de bois son message. « Le transfert de Gbagbo à La Haye (Hollande) est perçu par un certain nombre comme une difficulté de plus vers la réconciliation. Est-ce pour cela que nous n’allons pas continuer dans nos efforts de dialogue ? Il ne sert à rien d’avoir des a priori. Vous n’avez pas d’autres alternatives que la réconciliation », a-t-il claironné. Mais l’entreprise de convaincre tous les sceptiques et autres demeure coriace. Malgré cela, il n’en démord pas. Par la force des arguments, il entend convaincre surtout ceux qui brandissent (à tort ou à raison) des préalables au processus de réconciliation lancé dès l’avènement du président Alassane Ouattara.
Pas de préalable...
Particulièrement les membres de l’ex-majorité présidentielle (LMP) qui, inlassablement, dans les rues de Paris et sur les réseaux sociaux, contestent l’élection d’Alassane Ouattara et s’insurgent contre la détention de leur champion à La Haye. L’ancien Premier ministre s’est, dans la foulée, expliqué sur le « tandem » qu’il avait formé avec Laurent Gbagbo et qui s’est soldé par un échec et son éviction de la Primature. « Au-delà des considérations politiques, Gbagbo et moi avions de meilleurs rapports. S’il avait accepté le concept du tandem que je proposais dans la reconnaissance de la diversité, on aurait évité au pays le chaos qu’on a vécu. Je suis sûr que là où il est (Ndlr : dans le centre pénitencier de Scheveningen de La Haye), il est persuadé d’avoir raté une occasion historique », a-t-il estimé. Conscient des difficultés et autres écueils qui se dressent sur son chemin, l’ex-gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest s’est dit déterminé à réussir sa mission. Accompagné de quelques uns de ses collaborateurs, il a procédé au lancement du site internet de sa structure ( www.cdvr.ci) et égrené les actions à court terme. La rencontre a même été retransmise en direct sur le site. Les internautes pourront à loisir faire des suggestions à l’équipe de Banny. Des éclairages apportés à l’assistance, on retiendra surtout le lancement dans quelques jours de la grande campagne de consultation des populations en Côte d’Ivoire. Elle sera suivie des auditions de victimes et de la comparution des accusés. C’est peu dire que les travaux de la commission amorcent désormais une phase cruciale. Au cours desdites consultations qui démarrent le mois prochain, les populations seront invitées à déterminer la période à prendre en compte par les travaux de la Cdvr. Faut-il remonter à l’année 1999 au cours de laquelle la Côte d’Ivoire a connu son premier coup d’Etat militaire ou aller au-delà? Seuls les consultés trancheront. Charles Konan Banny a également évoqué l’installation dans les plus brefs délais de commissions locales dans les différentes régions administratives de Côte d’Ivoire et à l’étranger, dans les pays où la diaspora ivoirienne est fortement établie.
A l’issue des échanges, le public est reparti assez satisfait des explications obtenues. Toutefois, la prochaine désignation des membres de la commission locale, en France, promet de chaudes empoignades.
Karim Wally, à Paris
Publié le lundi 30 janvier 2012 | Nord-Sud

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26.01.2012
Ouattara : "Rendre la démocratie irréversible en Côte d'Ivoire"
Abidjan Envoyés spéciaux - Huit mois après son installation à la présidence de la Côte d'Ivoire, au terme d'une crise politique causée par la contestation par Laurent Gbagbo de sa défaite à l'élection de novembre 2010, Alassane Ouattara se rend à Paris, le 25 janvier, pour une visite d'Etat. Dans un entretien au Monde, il fait le point sur les premiers mois de son action.
Neuf mois après la fin des violences, où en est la réconciliation en Côte d'Ivoire ?
Rétablir le dialogue, enrayer la violence, assurer la réconciliation entre les différentes composantes de la population : ce sont là pour moi des objectifs impératifs. Les Ivoiriens veulent vivre en paix et tourner la page. Même si je suis encore préoccupé par la sécurité, la Côte d'Ivoire avance. Je suis absolument déterminé à faire en sorte que la démocratie devienne irréversible dans notre pays. Depuis que je suis installé à la présidence [le 27 mai 2011], j'ai constamment tendu la main aux partisans de Laurent Gbagbo. Ils la refusent et je le regrette. J'ai mis en place la commission Dialogue, vérité et réconciliation. J'ai demandé à son président, comme au ministre de l'intérieur, de rencontrer les responsables de l'opposition. Moi-même, je leur ai fait savoir que j'étais prêt à les recevoir de nouveau. Je leur avais proposé des postes au gouvernement. Ils n'ont pas accepté. Ils ont boycotté les élections législatives de décembre. Je continuerai ainsi, même si un noyau dur du FPI [Front populaire ivoirien, le parti de l'ancien président Gbagbo] refuse d'aller de l'avant.
Vous faites allusion à des responsables du FPI qui se trouvent en exil ?
Il y en a ici, il y en a d'autres qui sont à l'étranger, en exil, c'est vrai. Nous n'accepterons pas que certains, installés dans des pays voisins, attaquent le pouvoir démocratiquement élu à Abidjan.
Il y a encore eu des violences lors d'un meeting du FPI samedi à Abidjan. Un mort, une quarantaine de blessés. Des militants de votre parti sont mis en cause.
D'où qu'elles viennent, je condamne ces violences. Nous avions autorisé cette manifestation après beaucoup d'hésitation. Etait-ce le moment ? Je ne voulais pas donner le sentiment qu'il n'y a pas d'état de droit. Ce sont les populations qui sont sorties dans la rue, même s'il devait y avoir aussi des militants du RDR [le parti de M. Ouattara]. Tous ces gens voient [dans les dirigeants du FPI] des concitoyens qui ont tué leurs parents. Il y a eu pendant cette période plus de 3 000 morts, jamais de regret exprimé, et jamais de repentance. J'ai demandé une enquête et les responsables seront sanctionnés.
L'un des éléments de la réconciliation, c'est l'instauration d'une justice équitable ?
Oui. Pour cela, j'ai installé la commission Dialogue, vérité et réconciliation qui doit amener les uns et les autres à dire leur part de vérité. Parallèlement, il y a d'ores et déjà eu une série d'inculpations pour les responsables d'exactions commises pendant la crise post-électorale. Enfin, je viens de mettre en place une commission nationale d'enquête qui a commencé ses travaux. Il ne peut y avoir de discrimination entre les criminels. Ceux qui ont tué, de quelque bord qu'ils soient, seront jugés et feront l'objet de sanctions. Ce n'est pas une question d'opposition ou de parti au pouvoir.
Il y a une grande impatience dans la population. A quand les premiers procès ?
Cette dernière commission devrait terminer son travail à Abidjan fin janvier et se déplacer ensuite dans l'ouest du pays, là où il y a eu les plus grosses violences. Elle fera ensuite son rapport. Des procès seront engagés. Il n'y aura aucune discrimination, aucun favoritisme, pas d'acharnement non plus à l'égard de qui que ce soit. Le drame de ce pays a été l'impunité. Je veux y mettre fin. C'est par une justice équitable que nous y parviendrons. Nous mettons en place notre justice de manière beaucoup plus rapide que je ne l'avais imaginé. Bientôt, la justice ivoirienne sera en mesure de prendre tous ces dossiers en main. La Cour pénale internationale continue tant que la justice ivoirienne n'a pas les moyens de juger. Nous préférons bien sûr juger les uns et les autres ici, en Côte d'Ivoire. Il ne faut pas que les proches des victimes attendent trop longtemps, il y a un besoin de réparations.
Comment faire rentrer les militaires qui vous ont soutenu (les FRCI) dans les casernes ?
Nous avons déjà suspendu près de cinq cents militaires et il ne s'agit pas que d'anciens membres de l'armée de Laurent Gbagbo. Ce n'est pas une justice des vainqueurs. Nous sommes sans pitié vis-à-vis de toutes les violations des droits de l'homme, de tous les vols, et L'intégration [avec les ex-forces armées] a eu lieu. Il y a eu des nominations à tous les niveaux. Au départ, entre les deux groupes armés, il y avait bien sûr des problèmes. Le matin, au moment de l'exercice physique, ils s'insultaient, il y avait des bagarres. On a aussi connu des débordements avec les jeunes qu'on appelle les associés, ceux qui se sont joints à la bataille d'Abidjan. Cela représente 25 000 à 30 000 personnes. Nous en démobilisons un certain nombre. D'autres demandent à être recrutés dans l'armée. Nous mettons en place une réforme de l'armée. Tout cela prend du temps. Les gens oublient que ce pays était en guerre en avril. Cela ne fait pas un an. Le premier ministre était il y a peu de temps au Rwanda, le président Kagamé lui a dit : "Ce que vous avez fait en six mois, nous, cela nous a pris trois ans." On va y arriver, je suis très confiant.
La question de la nationalité est dans le pays un sujet sensible. Avez-vous l'intention de l'aborder rapidement ?
Absolument. C'est un dossier qui sera traité par l'Assemblée nationale dès qu'elle pourra commencer ses travaux. Il faut qu'on en finisse avec ce problème, qui a pollué notre environnement et divisé la population. Je souhaite un débat sain. On ne peut pas continuer de considérer que le nom de quelqu'un détermine sa nationalité. Nous allons reprendre l'identification des populations et la compléter. Il y a 5,7 millions de personnes avec une carte d'identité. Il y a à peu près un million à ajouter. On ne va pas donner la nationalité à n'importe qui mais ceux qui y ont droit doivent l'avoir.
Vous aviez promis à votre allié, le parti du président Bédié, le poste de premier ministre. La promesse tient-elle toujours ?
A l'issue des élections législatives de décembre qui se sont très bien déroulées, mon parti, le RDR, dispose d'une majorité absolue à l'Assemblée nationale. Le président de l'Assemblée sera donc issu du RDR. Quant au poste de premier ministre, le président Bédié et moi-même allons en reparler. Guillaume Soro [actuel premier ministre] fait du très bon travail. C'est un excellent premier ministre, nous allons voir ce qui est dans l'intérêt du pays et prendre les décisions appropriées.
La meilleure arme de la réconciliation, c'est la reconstruction, dites-vous. Vous avez promis un million d'emplois en cinq ans. Comment comptez-vous y parvenir ?
Au cours des dix dernières années, notre pays a été totalement dévasté. L'investissement avait fortement chuté, sauf pour les achats d'armes. L'environnement avait été ravagé. Le pays s'était fermé aux échanges extérieurs. La corruption était générale. Nous sommes arrivés après cette crise meurtrière. Il nous fallait sortir le pays de ses profondeurs. J'ai toujours estimé que la réconciliation passait aussi par la reconstruction. C'est pour cela que nous avons mis en place, alors que j'étais encore à l'Hôtel du Golf, un programme présidentiel d'urgence de manière à rétablir l'eau, l'électricité, l'accès aux soins et aux médicaments, etc. Nous avons été aidés, sur le plan financier, par des pays amis et les organisations internationales. La France par exemple nous a apporté un soutien de 400 millions d'euros fin avril, ce qui nous a permis de payer les mois d'arriérés de salaire des fonctionnaires. Nous avons pu faire redémarrer la machine économique. Nous sommes très reconnaissants à tous ceux qui nous ont aidés. Maintenant, nous devons mettre en œuvre une vraie politique de développement.
Votre ambition, c'est un nouveau "miracle économique ivoirien" ?
Je souhaite que la Côte d'Ivoire, elle en a les moyens, rejoigne rapidement la famille des pays émergents. Notre objectif, c'est de parvenir d'ici à 2020 à un doublement du PIB par an et par habitant, de le porter à 2 500 dollars. Cela est parfaitement possible. Il faut que rapidement nous ayons une croissance à deux chiffres. L'an dernier, la chute de la production a pu être limitée à 5 %. Dès cette année, malgré la crise mondiale, nous espérons une croissance de 8 à 9 %. Nous allons pour cela développer massivement les infrastructures (routes et autoroutes notamment) et accroître nos capacités de production d'électricité pour devenir un fournisseur important dans la région. Nous allons aussi soutenir le secteur agricole.
La réforme de la filière café-cacao est l'une des conditions que le Fonds monétaire international (FMI) a posée à son aide ?
Elle est faite. J'ai signé vendredi le décret mettant en place la nouvelle structure (le Conseil Café-Cacao). Dès le 1er octobre 2012, les paysans bénéficieront d'un prix fixe garanti représentant environ 60 % du prix mondial, au lieu des 25 % qu'ils perçoivent en réalité actuellement. Le pétrole et les mines vont aussi contribuer davantage au PIB et aux recettes fiscales du pays. Nous espérons tripler celles-ci, notamment en luttant contre la corruption. Nous intenterons des procès pour que l'argent volé retourne dans les caisses de l'Etat. Dans les secteurs agricole, de l'énergie et de l'exploitation pétrolière, nous avons donc réalisé les réformes demandées par le FMI, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement pour atteindre le point d'achèvement du programme pour les pays pauvres très endettés. Ceci conduira à un allègement de 6 milliards de dollars de la dette extérieure de la Côte d‘Ivoire. Cet allègement devrait nous permettre de dégager des ressources pour des actions dans le domaine social. La Côte d'Ivoire a fait ce qu'elle devait faire. Il n'y a plus de raison d'attendre, ce serait vraiment injuste. J'en parlerai jeudi au président Sarkozy.
Vous serez effectivement cette semaine à Paris. Quelles seront les sujets à l'ordre du jour de cette visite d'Etat ?
Les relations entre nos deux pays sont excellentes. Il n'y a aucun nuage. Je viens ainsi d'abord remercier le président Sarkozy et son gouvernement pour l'intervention menée en avril sous mandat des Nations unies. Sans elle, il y aurait eu en Côte d'Ivoire un génocide pire qu'au Rwanda. Abidjan, c'est six millions d'habitants. Tel que c'était parti, on aurait pu avoir un million de personnes assassinées. L'intervention française a été opportune et décisive. Elle a sauvé de nombreuses vies humaines.
De nouveaux accords de défense doivent être signés, prévoyant le maintien de forces françaises armées en Côte d'Ivoire. En êtes-vous satisfait ?
La Côte d'Ivoire est désormais un pays démocratique. Nous n'avons pas besoin de clauses secrètes. Nous souhaitons un accord de partenariat ambitieux et transparent. La France doit rester dans notre pays plus longtemps et de manière plus substantielle. Je comprends bien sûr les contraintes budgétaires qui pèsent sur ses finances. Mais Paris doit bien prendre en compte la fragilisation de l'Afrique du Nord. Il est important que nous ayons une coopération plus forte en matière d'équipement et de formation mais aussi dans le renseignement et dans la lutte contre le terrorisme. La France devrait investir plus dans ces domaines.
Vous souhaitez diversifier vos échanges économiques. Cela risque de se faire aux dépens de la France, le premier partenaire de la Côte d'Ivoire ?
Non. La France demeure notre partenaire privilégié. Je lancerai, vendredi, au Medef un appel aux entreprises françaises pour les inciter à accélérer leur retour en Côte d'Ivoire. Les entreprises des autres pays reviennent au galop, pas les sociétés françaises et je le regrette. La crise post-électorale est derrière nous. Sur un certain nombre de grands projets, les entreprises françaises ne sont souvent pas les premières à se manifester. Nous évoquerons aussi la question de l'obtention des visas. Cette question a créé un problème de perception du gouvernement français en Afrique, il faut regarder cela de près. C'est une affaire française. Mais entre amis, on peut se faire des suggestions.
Pendant votre visite à Paris, aurez-vous des contacts avec le PS ?
J'ai beaucoup d'amis au PS mais je suis l'invité du chef de l'Etat et je suivrai le programme établi par les autorités françaises. Je n'aurai donc pas d'entretiens bilatéraux avec des chefs d'entreprise ou des hommes politiques. J'aurai d'autres occasions de les rencontrer.
Votre amitié avec Nicolas Sarkozy ne risque-t-elle pas d'être un handicap en cas de victoire de François Hollande à la présidentielle ?
Nicolas Sarkozy est bien mon ami. Les relations, d'Etat à Etat, sont au-dessus des amitiés personnelles. D'ailleurs, quand Laurent Gbagbo a commencé à se dévoyer, le PS a pris ses distances avec lui. Je ne me mêle pas des affaires politiques françaises.
Propos recueillis par Erik Izraelewicz et Jean-Philippe Rémy
LEMONDE.FR | 25.01.12

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25.01.2012
Arrivée à Paris du président ivoirien Ouattara pour une visite d`Etat
Le président ivoirien Alassane Ouattara est arrivé mercredi à Paris pour une visite d`Etat de trois jours en France, où il va signer un nouvel accord de défense.
Alassane Ouattara, 70 ans, est arrivé vers 14H30 GMT à l`aéroport parisien d`Orly, où il a été accueilli par le ministre de la Défense Gérard Longuet, a constaté un journaliste de l`AFP.
Le chef d`Etat ivoirien doit s`entretenir jeudi à l`Elysée avec le président Nicolas Sarkozy, avant un dîner d`Etat. Une rencontre est prévue vendredi avec des chefs d`entreprises français et ivoiriens. M. Ouattara quittera Paris samedi pour Addis Abeba et le sommet annuel de l`Union Africaine.
"Je viens dabord remercier le président Sarkozy et son gouvernement pour lintervention menée en avril sous mandat des Nations Unies. Sans elle, il y aurait eu en Côte dIvoire un génocide pire qu'au Rwanda. Abidjan, cest 6 millions d'habitants. Tel que cétait parti, on aurait pu avoir un million de personnes assassinées", a déclaré Alassane Ouattara dans un entretien au quotidien Le Monde daté de jeudi.
La France, qui voit dans la Côte d`Ivoire un exemple de démocratisation, reçoit avec faste son président, tout en mettant en garde contre les violences menaçant la réconciliation, moins d`un an après une crise post-électorale meurtrière.
Le temps fort de la visite du chef d`Etat ivoirien sera la signature jeudi d`un "accord de défense et de sécurité" rénové.
La France a été l`un des principaux alliés du Président élu Alassane Ouattara, lors de la crise de décembre 2010-avril 2011, qui avait fait 3.000 morts après le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite au scrutin présidentiel de novembre 2010.
M. Ouattara a accédé au pouvoir après deux semaines de guerre qui a pris fin grâce aux bombardements décisifs de la France sous mandat et de l`ONU. M. Sarkozy avait été le seul chef d`Etat occidental à assister à son investiture en mai 2011.
25 janvier 2012 | AFP

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21.01.2012
CAN-2012 - La Côte d`Ivoire entre en scène
La Côte d`Ivoire, une des principales têtes d`affiche de la CAN-2012, effectue dimanche une entrée en douceur (groupe B) face au modeste Soudan alors que l`Angola et le Burkina Faso disputent un match déjà crucial dans la qualification pour les quarts de finale.
Les coéquipiers de Dider Drogba ne devraient pas avoir trop de difficultés à se débarrasser du Soudan, 120e au classement Fifa et qui n`a jamais dépassé le stade du premier tour depuis son sacre de 1970. C`est même un festival offensif qui sera réclamé aux Eléphants, tout autre résultat pouvant être interprété comme une sérieuse contre-performance de la part d`une des sélections les plus attendues de cette Coupe d`Afrique.
Il faudra notamment surveiller les prestations de la star Didier Drogba, qui pourra s`offrir une aimable mise en jambes contre les faibles Soudanais. A bientôt 34 ans, le buteur de Chelsea et l`âme de la Côte d`Ivoire doit rassurer sur son rendement alors que sa situation sportive est assez compliquée chez les Blues depuis le début de la saison.
La Côte d`Ivoire doit aussi fournir des gages au sujet de sa cohésion, son maillon faible lors des dernières éditions. Au moment où le pays est toujours déchiré par des divisions politiques après une meurtrière crise post-électorale entre novembre 2010 et avril 2011, les Eléphants n`ont pas d`autres alternatives que de délivrer un message d`unité et de rassemblement.
"Pour nous, c`est important d`apporter de la joie aux gens, le football en Afrique est déterminant dans la cohésion sociale et, principalement en Côte d`Ivoire, on a plus que besoin de donner du bonheur aux gens, reconnaît ainsi le sélectionneur François Zahoui.
21 janvier 2012 | AFP

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14:39 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : regie publicite afrique regie publicite afrique
20.01.2012
Le président ivoirien, Alassane Ouattara, effectue une visite officielle en France
Abidjan, Le président ivoirien, Alassane Ouattara, effectue, du mercredi 25 au vendredi 27 janvier, une visite officielle en France, où d’ "importantes rencontres" sont prévues entre lui et des acteurs politiques et économiques.
Alassane Ouattara qui quitte Abidjan mercredi prochain pour Paris, rencontrera durant son séjour, son homologue français, Nicolas Sarkozy. "Les questions du renforcement des relations d’amitié et de coopération entre nos deux pays (Côte d’Ivoire-France) seront certainement les points essentiels de cette importante rencontre", fait savoir une source proche du ministère ivoirien des affaires étrangères.
Sur l’agenda du chef de l’Etat ivoirien, l’on note également des rencontres avec les présidents de l’Assemblée nationales et du Sénat français, respectivement Bernard Accoyer et Jean-Pierre Bel, ainsi que le Mouvement des entreprises de France (MEDEF), la principale organisation d'entreprises françaises.
Cette visite d’Alassane Ouattara en France sera sa toute première visite officielle dans l’hexagone, depuis sa prise de fonction. Il quitte paris le vendredi 28 janvier, annonce-t-on.
(AIP)

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16:51 Publié dans Actualité politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : réseau publicitaire africain réseau publicitaire africain
17.01.2012
Le Président Ouattara aux Eléphants : “Vous n`êtes pas seuls” Chers Eléphants,
Dans quelques jours, vous défendrez les couleurs de la Côte d`Ivoire à l`occasion de la Coupe d`Afrique des Nations. Vous connaissez l`importance de cette compétition pour nos compatriotes. Ainsi, l`équipe nationale que vous constituez, a toujours su rassembler les Ivoiriens. Elle est la représentation parfaite de la diversité et de l`unité de la Côte d`Ivoire. Au moment où notre pays amorce sa reconstruction et son retour dans le concert des Nations, vous incarnez plus que jamais l`espoir de tout un peuple. Nous savons que vous avez à cœur d`être les meilleurs et que vous nous apporterez beaucoup de joie et de fierté. Au regard de vos qualités individuelles et collectives, je suis convaincu que la victoire est à votre portée. Vous avez le talent et la détermination, pour remporter cette épreuve prestigieuse, comme l`ont fait vos aînés, il y a 20 ans, au Sénégal. Sachez que dans la quête de la victoire, vous ne serez pas seuls. La Côte d`Ivoire toute entière est mobilisée pour vous soutenir tout au long de la compétition. En tant que premier capitaine de notre équipe nationale, je me joins à tous les Ivoiriens pour vous témoigner notre soutien indéfectible et je vous encourage dans vos efforts pour défendre nos couleurs nationales.
Allez les Eléphants !
Bonne CAN à tous !
17 janvier 2012 | Le Patriote
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16.01.2012
Hillary Clinton à Abidjan, 1ère visite depuis la fin de la crise ivoirienne
ABIDJAN - La secrétaire d`Etat américaine Hillary
Clinton est arrivée lundi à Abidjan, pour sa première visite depuis la fin de
la crise en Côte d`Ivoire, a constaté un journaliste de
l`AFP.
Il s`agit de "la première visite d`un secrétaire d`Etat en Côte d`Ivoire
depuis 1986", a indiqué à la presse un haut responsable américain sous couvert
d`anonymat.
Venue du Liberia où elle a assisté dans la matinée à l`investiture de la
présidente Ellen Johnson Sirleaf, Mme Clinton doit s`entretenir mardi matin
avec le président ivoirien Alassane Ouattara, avant de conclure dans
l`après-midi sa mini-tournée au Togo et au Cap-Vert.
Sa visite en Côte d`Ivoire "souligne notre engagement pour le renforcement
des institutions démocratiques", a expliqué le haut responsable américain.
La diplomatie américaine entend aussi apporter son "soutien" à "la
réconciliation nationale" moins d`un an après la fin de la crise
postélectorale de décembre 2010-avril 2011, qui s`est conclue par deux
semaines de guerre et a fait beaucoup de morts.
La Côte d`Ivoire a consolidé sa normalisation en décembre 2011 avec des
élections législatives, remportées à la majorité absolue par le camp Ouattara.
La situation reste cependant fragile, notamment sur le plan de la sécurité.
Le nouveau régime attend de la visite de Hillary Clinton un renforcement de
l`appui américain en matière sécuritaire mais aussi économique. Cette
ex-colonie française reste la première puissance économique d`Afrique de
l`Ouest francophone.
Les Etats-Unis ont été, avec la France et lONU, les principaux alliés
d`Alassane Ouattara durant son bras-de-fer avec Laurent Gbagbo, qui refusait
de se retirer après sa défaite à la présidentielle de novembre 2010.
La venue de Mme Clinton "consacre, une fois de plus, le retour de la Côte
d`Ivoire sur la scène internationale", écrivait lundi le quotidien d`Etat
ivoirien Fraternité-Matin.
AFP

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18:11 Publié dans Actualité politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : réseau publicitaire africain réseau publicitaire africain
Chuuuuuuh, Silence, On travaille en Côte d'Ivoire !!!
On demande de faire en 10 mois ce qui n'a pas été fait en 10 ans. On nous demande de faire un bilan de 10 mois alors qu'on a aucune idée de celui de 10 ans. On nous demande de payer des dettes vielles de 10 ans en 10 mois, On nous demande de régler nos soucis d'insalubrité, d'emploi, de sécurité et même du pouvoir d'achat des foyers.je serai tenté et d'ailleurs en droit de dire que cela est impossible, que cela ne relève pas de notre compétence et bien d'autres arguments légitimes qu'ils font semblants de ne pas savoir. Mais une seule réponse : Ouvrez les yeux les choses changes doucement mais surement ... parce que justement nous sommes en train de réussir ce qu'on pensait être impossible, tchuuuut On travail en silence.
Lamine Diabagaté (Maire de Marcory)

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11:59 Publié dans Actualité politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : campagnes cpm afrique campagnes cpm afrique
Cérémonie de prière pour la réconciliation et la paix , Ouattara demande aux Ivoiriens de prier avec lui
Après la communauté chrétienne, le 31 décembre, le chef de l’Etat a prié, avec la communauté musulmane pour la réconciliation et la paix. La cérémonie a eu lieu, samedi, à la grande mosquée de la Riviera-golf.
Brève, précise et réconciliante. C’est ainsi qu’on peut qualifier la contribution du président de la République, Alassane Dramane Ouattara, à la cérémonie de prière pour la réconciliation et la paix, samedi, à la grande mosquée de la Riviera-golf. A travers son président, le cheick Aïma Boikary Fofana, le chef de l’Etat a félicité le Conseil supérieur des imams (Cosim) pour cette idée. Alassane Ouattara a ensuite demandé aux Ivoiriens de suivre cet exemple : prier pour la réconciliation et la paix en Côte d’Ivoire. Avant de rassurer que « 2012 est une année d’espoir, de paix et de réconciliation ». Même s’il n’a pas fait de discours, la présence du premier magistrat, vêtu d’un impeccable boubou blanc, ainsi que celle de son épouse, Dominique Ouattara, ont suffi à rassurer la communauté musulmane de l’importance de cette prière. Entre simplicité, ponctualité et respect strict du chronogramme, le Cosim a plutôt tablé sur l’exhortation au pardon et au repentir. Pour Boikary Fofana, il faut déjà commencer « notre processus individuel et collectif du repentir sincère qui consiste à faire notre examen de conscience et à trouver notre part de responsabilité, aussi infime soit-elle, dans la grave crise que notre pays a connue. L’Ivoirien doit avoir l’humilité de demander pardon, s’il sait qu’il n’a pas été correct. La réconciliation vraie, que nous recherchons, ne sera effective qu’à ce prix », a-t-il indiqué. Pour sa part, rassure-t-il, la communauté musulmane s’impliquera dans ce processus. Boikary Fofana, également vice-président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (Cdvr), a noté qu’ils poursuivront cette prière dans les mosquées. Le président de la Cdvr, Charles Konan Banny, a vu, lui, un autre sens derrière cette cérémonie : c’est un pas important vers la réalisation des missions de la structure qu’il dirige. « Je demande à l’ensemble des Ivoiriens, leur collaboration pour faire le deuil des malheurs qui se sont abattus sur notre pays », a-t-il exhorté. Aux brebis égarées, il leur faut entrer dans le droit chemin par la voie de Dieu, ajoute-t-il. En présence de près de 500 imams venus des quatre coins du pays et de plusieurs ministres, la cérémonie de prière s’est déroulée autour de 5 axes principaux: d’abord, la lecture psalmodiée du saint coran, par l’imam Youssouf Bamba et les bénédictions par l’imam Bamba. Ensuite l’imam Aboubacar Sanogo a fait, lui, les zikrs, quand l’imam Ousmane Diakité a effectué la lecture en arabe de la bénédiction de fin de lecture du saint coran. Cissé Djiguiba a conclu avec les bénédictions en français. Il a surtout demandé à Dieu de protéger la Côte d’Ivoire et le gouvernement afin qu’il accomplisse les missions qu’Il lui a confiées. A l’occasion de la Coupe d’Afrique des nations, les imams ont aussi prié pour Yaya Touré et ses coéquipiers afin qu’ils ramènent la coupe.
Raphaël Tanoh
16 janvier 2012 | Nord-Sud

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